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L’enfant de 5 ans que j’avais enfermée

Dernière mise à jour : 25 nov. 2025

Hier, j’ai libéré un gros morceau. Un très gros. Le genre de morceau qu’aucune thérapie conventionnelle n’aurait pu atteindre…simplement parce que mon corps avait effacé l’événement de ma mémoire.

AUCUN souvenir.


Et pourtant : c’est arrivé. Je le sais parce que ma mère me l’a raconté.


Aujourd’hui, je peux affirmer avec fermeté que l’écoute du corps, la régression intérieure, les déclencheurs qui appuient sur des bobos non digérés… c’est bien réel. Et ça devrait avoir une place comme soutien complémentaire à bien des égards.


En 2018, une médium me parle d’une jeune fille.

Elle me montre de l’eau.

Un pupitre.

Un décès dans l’eau.

Moi? Rien.

Ça n’évoque absolument rien.


Au retour, j’en parle à ma mère.

Elle me dit :« Bien oui… quand t’avais 5 ans, une petite fille de ton école est morte dans son bain. Tu étais bouleversée. »

Et malgré ça :le néant.Aucun souvenir.

Aucune image.Juste une amnésie dissociative parfaitement verrouillée.


On en est resté là.


Hier, en 2025, tout a basculé.

Avec le bagage que j’ai aujourd’hui, je sais reconnaître un déclencheur prêt à être vu en trois secondes.

Et hier, ça poussait fort.


Mon intuition me dit d’ouvrir un livre que j’ai gagné cet été.

J’ai pas envie : j’ai déjà 5 livres commencés, non terminés. Mais j’ouvre quand même. Je lis une seule page en préface — dans Ton super pouvoir, c’est Toi d’Audrée Trudel — qui parle d’amitié.


Et BOOM. Ma gorge se serre. Mon ventre se met en feu. J’AI SI MAL.

Pourquoi j’ai jamais eu de “best friend”?

Pourquoi j’ai toujours dit que j’avais pas d’amies?

Je suis entourée de personnes magnifiques…

mais jamais ce sentiment de plénitude en amitié.


Alors je creuse. Parce que c’est mûr, c’est prêt, et je sens que ça cogne.

Je prends mon pendule.

Je demande :Quelle blessure se cache derrière mon vide en amitié?

La réponse tombe :Blessure d’enfermement — 5 ans.

5 ans.


Je plonge dans mon corps comme je le fais d’habitude. Normalement je vois plein d’images, de sensations, d’échos du souvenir qui se rejoue…Mais là : rien.

Juste l’autobus.Et une information qui s’impose dans ma tête :Le décès de cette petite fille.


Et là, des profondeurs, j’ai libéré un morceau énorme.

On aurait dit un monstre qui hurlait dans mon ventre.VRAIMENT.


Et tu veux savoir le lien entre l’amitié et cet événement?

Mon être entier s’est fermé ce jour-là.

J’ai enregistré que s’attacher aux filles = danger.

Qu’aimer une amie = risquer de la perdre soudainement.

Alors j’ai fermé la porte.Tranquillement.Instinctivement.Sans souvenir.Sans conscience.


Je sais que ce n’est pas la seule racine.

Mais celle-là… c’était gros. Vraiment.

Et jamais, JAMAIS une thérapie basée sur la parole n’aurait pu m’amener à ça,parce que je n’avais accès à aucun souvenir.

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1 h

Comment raconter ce qu’on ne sait même pas avoir vécu?


Les amnésies dissociatives, il y en a plus qu’on pense.

Surtout dans ces moments où personne nous prend en charge,où on est juste une petite fille bouleversée par la mort d’une autre.


Aujourd’hui, je suis tellement en gratitude d’avoir mes outils.

Je ne creuse jamais pour rien.

Je creuse quand ça se présente.

Et hier… c’était le moment.


 
 
 

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